La trêve ne fut qu’un leurre.
Juste, quelques heures,
De bonheur……
Je me sentis légère,
Minutes, éphémères…..
Je nageai,
En pleine félicité.
Heureuse,
Je souriais,
Je riais.
Ces instants d’éternité,
Il voulut me les voler,
Nous les voler…..
Il les menaça,
Il nous menaça,
Sur eux, son ombre plana,
Mon bonheur, voilé,
Je rêvai de m’envoler….
Je compris……
Quand je découvris,
Dans ma messagerie,
Quelques mots laissés,
Expédiés, jetés.
Ils flottèrent,
M’empêchant de respirer,
M’ôtant, toute liberté.
J’en fus glacée,
Presque, désespérée.
Blafarde,
Le regard hagard,
Perdue….
Il essaya de nous séparer,
Utilisa, tous les stratagèmes,
Ne fit aucune manière,
Tenta de le manipuler,
De me manipuler.
Il m’épia,
Voulut me faire douter,
Il voulut savoir,
Pour avoir,
Le pouvoir,
Tous les pouvoirs…..
Je n’en revins pas,
Il fut partout,
Puis, disparut.
Je reçus ses baisers,
Véritable brasier,
Puis…Il se fit glacier….
Ou……Absent....
Ce fut, ce que je préférai.
Tout en sachant, qu’il reviendrait.
La partie, serait sans fin…..
Jamais, il n’abandonnerait
Jamais, il n’accepterait......
Si l’un de nous trois, disparaissait
Là, la partie s’arrêterait…..
Sinon…….
Tout recommencerait
Jour après jour…..
Jusqu’à ce qu'il puisse
Me mettre, échec est mat.
Tout sembla si nébuleux,
Comment, pourrions-nous être heureux?
Il fallait, de nos esprits,
Eloigner ce jeu,
Dont, je restais l’enjeu,
Et dont, l’unique but était,
De nous éloigner,
L’un de l’autre.
De nous séparer,
A jamais.
Quel qu’en fut le prix.....
Faudrait-il nous cacher,
Jusqu’à la fin des temps?
Nous laisserait-il le temps,
De nous enfuir, hors de son temps?….
Et, comment pourrai-je le dire,
A celui qui était mon Roi?
Cruel dilemme ...
Mon Roi adorait,
Le jeu d’échec.
Trouver un adversaire,
Le mettre en échec,
Ne pouvait, que le satisfaire…..
Inconscient de l’enjeu,
Il voyait bien son manège,
Mais, n’imaginait pas,
Que nous étions, en état de siège.
Que, si nous ne le neutralisions pas,
Il resterait là,
Avec ses mots,
Ses regards....
Avançant ses pions,
Au gré, de ses émotions,
Cherchant à nous mettre Pat……
A chaque défaite,
De son adversaire,
De notre adversaire.
Notre fête,
Serait éphémère.
Car, en nos terres,
Il reviendrait.
Tout, basculerait.
Tout, continuerait.
Il serait toujours là.
Alors, pour que, sur cet échiquier,
De la vie;
Sur ce tablier,
Symbole de ses envies;
Il nous laisse enfin, et nous oublie.....
Je décidais, de l’affronter,
Pour gagner, notre liberté.
Il ne pourrait se dérober.
Je l’en empêcherai.
Jamais, je ne me déroberai.
J’assurerai ma défense,
Je porterai les attaques.....
J'y mettrai, toutes mes forces.....
Y placerai, tous mes pions....
Ma Reine se fera "fourchette",
Contre celui, qui n’est point, son Roi.
Elle "clouera", une à une ses pièces,
Acceptera, quelques "captures",
Saura jouer, de ses "sacrifices",
Le prendra en "enfilade".
A la fin, aucune tactique,
Elle ne lui épargnera.
Elle ira, au point de rupture,
A la capture,
Pour qu'il soit Pat
Ou, échec est mat.
Mais ce jeu,
Sera le dernier
Et, je refuserai, de l'épargner
Il devra, nous laisser,
Je l'y forcerai
Je ne serai plus
Jamais l’enjeu.
Il n’y aura plus
Aucune, remise en Jeu........
BWS