Un battement de cils, une goutte de pluie,
Au coin de ses yeux entrouverts s’accrochait.
Figée, elle est cette poupée désarticulée
Un jouet cassé, abandonné…..Pieds emmêlés
Au bout de son fil, elle git.
Plus de vie, plus d'envie, un souffle l’a emporté
Sur un croissant de lune, posée, on la devine à peine
En transparence, assise, une apparence humaine
Transparente, esquisse inachevée, sur son croissant, oubliée, bras ballants..
Son corps parait si léger, déserté, inhabité, tout mou….
Quelques notes de musique, d’un piano échappées
Et le monde fait semblant ……
Il continue de tourner, plus rien ne tourne rond
Elle n’est plus qu’un visage sur une vieille photo jaunie …
Un souvenir qui dérange...
Il la replie et la range dans un grand carton-pâte
Il l'enferme sans la voir, ferme la grande boite sans y penser....
Plongée dans le noir, ses yeux sont restés ouverts
Au bord de ses cils, une larme écrasée
Souvenir d'un instant de vie ....Passé
Le ciel s'est obscurci;
Dehors, la lune sourit....
Ronde, pleine, elle embrase le ciel noir
Cette pâle lueur se nourrit de rares flammèches d'espoir
La poupée de pluie n’est plus
Elle repose, membres en vrac
Dans ce grand carton-pâte, ou il l’a négligemment posée
BWS