Dans ce train qui partait au petit matin
Pour un long voyage miroir
Aux confins de l’émotion et des sentiments
Limite ineffable
Entre Espoir et désespoir
Pâle reflet; ces âmes affables
Embarquèrent avec grand entrain....
Dame Nature embrumée
Sur un fauteuil s’est installée…..
Enrubannée,
De ses drôles de vers à l’envers,
De ses souvenirs de Vauvert,
Et de son accent de Pivert…..
Ses mains espèrent un amant,
Et son ventre attend un enfant……
Elle est celle qui déambule, dans ces parcs où les oiseaux
Piaillent, en attendant le printemps…….
Dans ce kiosque à ciel ouvert, trône un piano…….
La pianiste jouera t’elle, se jettera-t-elle à l’eau ?
Enfilera-t-elle ses bottines de cuir Rouge
Version “New Age….. Moulin Rouge”?…………………
Face à ce sacré "Rouge gorge",
Reviendra-t-il d’entre les morts,
Pour la peindre toute en émotion,
Toulouse Lautrec au bord de sa " post impression"………
Voilà qu’arrive en toute hâte,
De peur de manquer son train,
La Princesse des temples hindous,
Toute juste rentrée du pays "Vert rizière"....
Les yeux bleus verts, un rien bridés,
Du Pays du soleil levant ou des années….
La tête pleine de souvenirs amers,
Serait-ce des images des khmers Rouges
Qui l’habillent couleur Rouge colère……
Elle prend place, pour le face à face,
Avec la Dame de l’autre côté du R(h)in(g)
C’est alors que sans y penser, sans crier gare,
Le regard perdu, un rien hagard,
Et sans le moindre hasard,
La belle et exquise Marquise,
Décida que sa présence ne serait pas de mise…..
Si bien que quitte à y laisser sa chemise
Elle trouva que la partie serait remise……..
Elle vit le train partir au loin,
Et resta sur le quai, dans sa robe rouge carmin…..
Elle aurait pu avec son chien,
Partir au bord de la Tamise,
Ou qui c’est, peut-être à Venise………..
Sauf, que si elle avait du chien,
Elle n’avait pas de chien.....
Elle poursuivrait son chemin,
Le cœur léger……Aérien…..
Et sans se mettre au piano
Elle prendrait l’eau,
Chaude et mouillée, sur sa peau.
BWS