Comme une balle
De ping-pong,
Les mots rebondissaient,
Allant, de vous à moi.
Parfois,
Ils se fracassaient,
S’écrasaient,
S’apaisaient….
Contre vous,
Contre moi.
Certains jours,
Ils nous jouaient,
Des tours......
Revêtaient,
Leurs plus belles couleurs,
Et, avec, beaucoup d’ardeur,
S’emportaient,
Et nous emportaient.....
Si loin de moi,
Si loin de vous,
Si près de moi,
Si près de vous……
Un mot, entraînait l’autre,
Il se faisait l’apôtre,
De nos âmes,
De nos drames……
Alors, sonnait le gong.
Ce n’était pas la fin
Nous avions toujours faim.
Nous les attendions,
Nous les devinions,
Nous les espérions.
Nous en redemandions,
Nous les échangions…….
Le temps passait,
Au gré de nos mots,
Que le temps prenait,
Des heures, contre des mots.
C’était un de nos pactes,
Non signé.
Consigné,
En nos cœurs,
Sur nos peurs.
Nous en prenions acte.
Rien n’étant conclu,
Le doute n’était point exclu.
Parfois, nous nous interrogions.
Tant de questions,
Sans réponses.
Tant de réponses,
A nos questions.
A nos règles souscrites,
Parfois, nous dérogions.
Parlions-nous la même langue ?
Quand, je me le demandais,
D’un œil aiguisé, décidée,
A ne rien laisser passer.
Du bout, de mes lèvres exsangues,
Je devisais…….
Quelles nuances avais-je oublié ?
Quelles nuances auriez-vous désiré ?
Tout m’obsédait,
Je ne savais,
Je me perdais……
Nos mots, devenaient ennemis.
Ami,
Ou ennemi.
Amour,
Ou Désamour.
Espoir,
Ou désespoir.
Avions-nous perdu,
Le sens des mots.
Nous étions nous perdus ?
Dans cet amour des mots….
Les mots mettaient le feu
Nos échanges en flammes,
Laissaient des bleus,
A nos cœurs, à nos âmes.
Avions-nous commis une erreur ?
J’en tremblais de terreur.
Cherchant ces mots " intrus",
Ces mots "malotrus".
C’était une nécessité,
Pour, à la vérité,
Peut-être accéder,
Et tout consolider.
Ces nuits,
Où le cœur s’alarme,
Véritable champ de larmes,
Plus personne ne s’enfuit……
Marionnette, suspendue à son fil,
Je viens de couper le fil,
Et vous tend ma main,
Que vous prendrez,
Maintenant, je le sais,
Demain……
Et plus jamais, ne perdrez.
BWS