4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 00:44

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Cette fois ci, il dépasse les bornes, toutes les bornes.

Non seulement il se prend pour moi, mais voilà qu’il court après tout ce qui bouge……….Vous imaginez ça ?           Il est quand même septcentenaire, il perd la tête et prend des risques inconsidérés…….. Vivement que je m’échappe vers mes hauts plateaux ou, cette fois, c’est certain,  je vais craquer ! Mais quelle mouche le pique ? Il a déjà fait entrer chez nous un vrai harem, il y a tant de portes dérobées, qu’à chaque fois, qu’une de ces dames passe, je me demande quand elle percutera la précédente….Ou la suivante. Et il ne s’arrête jamais, la liste des prénoms est si longue, qu’il s’y empêtre, prend l’une pour l’autre, mélange leurs loisirs, les vouvoie quand il devrait les tutoyer et inversement ........Le sol de son palais est si glissant que je me cramponne, la faute à tout ce miel qui s’y repend, beurk je détestais ça, et voilà qu’il augmente sa collection privée en ramenant "dame de Lune", bientôt un retour annoncé de "dame Personne", il manque bien une ou deux « vierges » là-dedans ça calmerait un peu la donne....

Décidément, il les lui faut toutes autour de lui, toutes ou presque, certaines ne reviendront pas. Cet homme aurait pu être quelqu’un de bien, un être d'exception, "à part", il s'est perdu quelques part oubliant l'indispensable.......Quelle catastrophe, ce n’est plus un agenda qu’il me faut, j’ai des fiches partout, il oublie tout et je veille à tout, enfin, je veillais à tout, là, j'en ai eu assez….Je suis partie et qu'il se débrouille, avec ces dames…. Pour moi, vive la liberté et le grand air.

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Vous savez quoi, voilà qu’il se prend à nouveau pour un Pirate ! Genre "Pirate des caraïbes" mais en plus "vieux" et en moins sexy, eh oui, ce n’est ni "Johnny Depp" ni "Brad Pitt", tout de même, il ne faut pas exagérer, même s’il n’était "pas mal" , ça remonte à quelques siècles ou au mieux quelques années..…Et, il a cette habitude de photographier les gambettes, je vous jure, planquez-vous, il n’en manque pas une, un de "ses anges" en était venu à planquer ses jambes quand elle sortait se promener, elle n'avait pas envie qu'un homme la photographie ainsi à la dérobée. Enfin, un de ces jours il tombera sur une petite nana qui n’appréciera pas et qui lui mettra une grande claque, ce sera tant pis pour lui…..

Le positif, c’est que s'il me pique toujours mon prénom, il a vraiment un problème avec les prénoms, croyez-moi ! Je me demande à quand ça remonte ? Il faudrait que je me penche sur cette question un jour, c'est un vrai symptôme!

Toujours est-il qu’au moins, maintenant, il se prend pour Casanova et n’utilise plus ma photo pour attirer et attiser la flamme chez ses conquêtes !

Enfin pour Casanova ou un Pirate ou un Duc ou un Baron ou…..Un homme qui aime les ballerines en tous cas, mais qui fait des écarts, il est très "ouvert" question femmes, belles ou pas, jeunes ou pas, sa porte est ouverte aux quatre vents ou plutôt ses corridors secrets où elles circulent sans se voir mais en se croisant chaque jour.

Il aime l’Italie et aurait adoré vivre dans un Palais vénitien et je vous le dis comme je le pense il a un vrai souci, il souffre d'un dédoublement de la personnalité, à force de fréquenter des anarchistes, des Raspoutine, des faux révolutionnaires et vrais schizo, des bi polaires, des « normaux, des hamsters, des ….. » comme il dit, il va peut-être devenir un vrai faux génie ou  un vrai fou ! Je ne veux pas voir ça !

Déjà, quelle surprise, voilà qu’il « apprécie les hommes », son langage semble avoir changé, comme son esprit, étonnant ou leurre? Et ce, même s'il reste provocateur, injuste et souvent très maladroit voir blessant ou obsédé…

Ce serait amusant s'il installait des mignons au Palais et qu'eux aussi passent par des portes dérobées.....Rire……… J'imagine ce cirque, mais là, ce sera sans moi, j'ai fait mon maximum, je me retire et pars à Cuzco, loin de tous ces mots qui roulent à fendre l’âme, de ces badinages sans intérêt, de ce déversement de fadaises, de faux sourires, faux semblant et de toutes ces mièvreries qu’il affectionne, enfin, au moins, quand il me croque je lui reconnais un certain talent c’est toujours ça.....D’ailleurs, moi aussi je vais le croquer bientôt, je vais avoir du temps devant moi…..C'est dommage il disait aimer qu'on lui résiste et qu'on lui tienne tête, qu’on ait une tête et un cœur, une âme aussi, mais, il n'a pas eu assez de cran pour se montrer honnête et .............

Ah, oui, il faudrait peut être que j'avertisse toutes ces dames: "de miel"," de lune", "de chat perché au visage de pierre", tous ces faux anges, toutes elles ne tarderont pas à comprendre pour peu qu'elles aient un cerveau, oups, désolée, mon maître, à savoir qu'elles n'étaient rien pour ce Casanova de service.Il essayait de s'en amuser, mais ces marionettes là n'avaient que peu d'attraits et encore moins d'esprit à son goût "of course", il vivait emmuré dans le passé, du 16ème voir avant au 19ème, avec quelques exceptions pour le 20ème ou par pure folie, le siècle présent. Il vivait, à moitié enseveli par son passé, ce passé qu'il n'avait pas su préserver ou pas voulu garder....Il n'était pas très doué pour aimer, il n'avait jamais vraiment su .....Le premier amour, celui qui compte toujours, le seul ou presque, enfin peut être, à moins que ce ne soit juste le souvenir embelli du désir d'aimer, plus vivant aujourd'hui qu'il ne l'avait jamais été......Avait il seulement aimé ou était il "amoureux à postériori de l'idée d'aimer"? Il ne le savait sûrement pas et ne l'admettrait jamais....Dans son esprit elle avait encore une vingtaine d'année, et peut être aurait il aimé en avoir juste un peu plus pour tout recommencer, autrement, sans perdre l'essentiel.............

 

Allez, à bientôt peut être............

 

 

Vôtre Loulou Von Schwan sur son nuage sans cocapas là!!!!!! oups il faut bien rire, non?

Promis, je vous enverrai le portrait du septcentenaire aux yeux qui se meurent, un jour, peut être 

 

P ♥ J

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Published by Bella BWSwann - dans Petite Histoire
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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 00:35

 

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Il est un moment où tout bascule, un moment où tout se joue, une milliseconde avant, tout est encore possible, une milliseconde après, rien ne sera plus jamais comme avant, c’est à cette milliseconde que la vie se joue, c’est la milliseconde qu’il ne faut pas manquer…….

 

Combien de fois, s’était-elle dit la même chose ?         Des centaines, des milliers, elle l’ignorait… Mais, ce qu’elle savait, ce dont elle était certaine, c’est que ces points de rupture existaient, on les passait parfois sans les voir.

 

Mais, le plus souvent, on savait à quel instant précis tout avait changé, on avait cette sensation au-delà du réel, c’était là, dans ce battement de cil, au moment où on arrêtait net un sourire naissant, un éclair de regard. C’était à la fois inexplicable et tellement "perceptible".                                

En quelques mois, elle avait senti tellement de ces moments qu’elle n’en revenait pas.                                      Certains tristes, déchirants, de ceux qui vous étranglent le cœur à vous priver d’air, et vous arrachent un hurlement silencieux qui emplit encore longtemps après le silence et vous donne la chair de poule…..                                        Et d'autres, très rares plus doux, comme celui qui lui avait rendu le sourire, un pâle sourire rosé, celui où elle avait convaincu. C’était la première fois, qu’elle en avait eu une sensation aussi nette, un mot, elle avait dit un mot et elle avait vu et senti au même moment que cette fois-là, elle avait gagné…..C'était une sensation très animale, comme si l'autre s'était incliné reconnaissant qu'elle était le "chef de meute"......Pourquoi pensait elle aux loups?  Sûrement car ce qu'elle avait lu dans ses yeux et senti était de cet ordre-là, une allégeance qu'elle ne sollicitait pas, mais elle avait besoin qu'on lui fasse confiance, et, ce jour-là, elle avait obtenu plus, bien plus.

 

C'était une petite victoire, mais une victoire qui lui avait fait du bien au milieu de tout ce néant où elle se débattait…….

 

Les jours passaient, et elle avait changé.                       Les jours passaient et elle attendait qu’ils passent pour savoir…..                                                                Et ,en attendant, elle s’était remis à écrire, un peu, elle manquait de temps.                                                      Elle s’était mise à dessiner, à sculpter……. Cela faisait plus d'un mois qu’elle travaillait sur un projet, il lui prenait ses jours, il lui prenait ses nuits, mais elle avait ressenti au milieu du stress, de l’épuisement, une joie à transmettre un savoir….Elle se sentait à nouveau vivante, elle faisait ce qu’elle aimait et elle se voyait autrement.                            Elle était entourée d’une joyeuse petite bande, elle avait l’impression d’être un "maître", celui qui enseigne, qui transmet un savoir et surtout qui permet aux autres de comprendre, celui à qui on pose des questions et qui y répond……..Celui qui instruit, dans le sens noble.           Et ça fonctionnait, ça fonctionnait très bien.             Pour un peu, elle se serait crue dans une série américaine, avec de grands tableaux, sur lesquels elle dessinait ….     Elle avait ainsi appris qu'elle "savait dessiner", un grande surprise pour elle.......Quand on veut donner, on se dépasse toujours, et elle avait dépassé ses limites 

 

Ça lui avait fait du bien, en peu de temps, elle avait prouvé qu'elle savait jauger les personnes, au premier regard comme avant.                                                               Elle avait ce feeling immédiat, qui faisait que lorsqu'elle regardait quelqu'un, elle savait qui elle avait en face d'elle, et ça, ça lui faisait du bien.                                       Et non seulement elle voyait en l'autre, mais elle avait cette façon d'être qui mettait à l'aise les êtres les plus sensibles, ceux qui se cachaient et n'osaient aucun mot avaient avec elle, sans qu'elle n'ait rien à faire d'autre "qu'être," un comportement différent, ils s'ouvraient....

 

 

La vie est pleine de ces moments de rupture de ces instants de vie où tout bascule, elle en avait connu beaucoup, mais, là, elle savait que si elle s'était parfois trompée, jamais elle n'avait fui et jamais elle n'avait été une autre qu'elle même....Et de ça elle pouvait être fière. Elle ne trichait pas avec son image et le miroir lui renvoyait une image qu'elle trouvait embellie....


Il est de ces instants de vie qu’il faut savoir saisir, on a rarement une seconde chance.

 

 

P ♥J

 

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 23:41

 

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 Loulou sitôt partie, se trouva fort marri, son maître terrible homme, vrai tyran, possessif et grand Don Juan, non las de draguer sur le net, la rapatria manu militari du Pérou. Il renvoya le perroquet à la tête de chien battu, gris comme son âme, mort au-dedans comme au dehors, et l’obligea à revenir brouter le bitume de la capitale et les jours de bonheurs éphémères, ceux de la montée du cimetière, celui d’où elle pouvait entendre chanter Mireille, quand le Mistral était clément, c’est à dire très souvent.           Au moins, au pays de Daudet, et malgré tous ces benêts, Loulou trouvait parfois l’occasion de s’échapper de la vitrine virtuelle où il l’exposait à ces manants, ces femmes qui la faisaient bâiller d’ennuis et ces hommes qui lui donnaient tour à tour envie de ….. Et de fuir ….Ou de leur décrocher un coup de ses quatre sabots…..                        Oui, Loulou en Provence, rencontre parfois, un vrai taureau, quand elle s’échappe, loin de ce village maudit pour la campagne et arrive à rejoindre la Camargue, la vraie, loin des touristes et de ces vieilles nanas qui la reluquent comme un trophée.                                                                     Pas toujours facile de vivre avec un homme qui agite son pinceau et peint à vous faire dresser les poils dans le dos, enfin ça, c’était avant…… Il avait eu quelques temps plus de douceur et plus de force, mis moins de fioritures et tapé fort, mais………. Ça lui avait passé depuis, et, même son art l’ennuyait…                                                        Ah, Van Gogh, pourquoi ne vivait elle pas avec Van Gogh ? Lui la faisait rêver…Au moins cet homme-là avait cette chose que l’on ne définit pas mais qui vous donne des frissons, vous touche l’âme et le cœur……             Ou un impressionniste…. Son maître ne les aimait pas trop au début, mais Loulou leur vouait une véritable adoration, ah, ces peintres, quel talent.......Elle aurait tout donné pour vivre avec un impressionniste….                          Mais c’était quoi ces hommes qui se voulaient " contemporains" à vous faire tordre le cou en quatre et pour voir quoi ? Je vous le demande…. Elle pensa à ces toiles immenses "nu sur lit blanc" "nu sur lit bleu"……En manque d’inspiration ? Mais où était la tête et où était le …. Non de D….. Ils sont tous fous ! Contemporains ? Peinture moderne ?

Plasticien ?

Vont lui refaire le museau ? Lui remonter les seins ? Quoi ????? C’est quoi encore ces nouveaux termes des chirurgiens stréthiques ? Pffffffft…

Pauvre langue française et pauvre art….                 « L’art c’est l’art », elle n’osait même plus dire un mot, les artistes faisaient de l’art avec n’importe quoi, elle avait peur d’être plagiée? D'ailleurs, qui sait, ils l'avaient peut-être déjà singée ou lui avait fait des jambes de call girl et mise sur une barre de pool dance, ça au moins, ça serait top, Loulou la Vamp......Elle les aurait à ses pieds et lui aussi, car, ils pouvaient tous rêver mais, c'est elle qui menait la danse et pas un  ne la toucherait même pas son Eigentümer, c'est comme ça qu'il voulait qu'elle l'appelle, non? Vous imaginez un lama plagié ? Mdr sont tous frappadingues je vous le dis…. Enfin pour  en revenir à  Fräulein .Loulou, elle était à nouveau là, accueillant ou subissant la venue de toutes ces créatures et de tous ces révolutionnaires, amis et faux amis, tous des êtres irréels et virtuels...... Il avait renoncé à lire Marcel Aymé, "La Vouivre" bien ce livre qu’il avait offert à son ange avant de…..Alors, non, Loulou ne le lirait pas mais, heureusement, il lui restait Victor Hugo, Flaubert, Baudelaire  et Verlaine, surtout que son maitre Verlaine…. ….Alors elle en abusait, pour le défier…..elle lisait aussi " l’ange bleu" non, pas .......Non, une autre, anonyme et plus……….Tellement plus…Et si ça ennuyait son maître tant mieux, car au moins elle, c’était autre chose, cette nana-là avait quelque chose, entre pureté et puissance, sensibilité et force, faiblesse et pouvoir et surtout, cette femme-là avait cette émotion que les autres n’auraient jamais, elle avait la seule chose qui ait un prix………..Un cœur et quand elle touchait votre cœur, jamais, jamais on ne l’oubliait……Heureusement, qu’elle pouvait y penser et lui parler en secret, car dans le harem de son maître elle mourait d'ennui, emmurée à écouter coasser Frau Von Zimmer et se cachait pour échapper à Frau Von Miel 

 


 

Loulou Von Schwan  

Die Staube

 

 

P  ♥J

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 02:59

 

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Loulou Erre

Il était une fois un Lama plein de manières

Qui fatiguée de toutes ces guéguerres

Repartit brouter sa terre

Mâchouiller son cocapaslà

Et visiter le Dalaï Lama.

Elle est bouddhiste, et en est fière

Elle seule sait ce qu’il convient de faire.

Sur ses hauts plateaux de Cuzco

Elle a trouvé son Eldorado

Son Monde n’est peut-être pas le Pérou

Mais quel silence, loin de tous ces fous

Là bas, on ne crache pas

Sur l' Ange que l’on adora

Et à qui un temple l'on bâtit

Avant qu'on ne l'ait trahie

Si loin, Loulou erre

Et retrouve la terre de ses pères

Celui qui répond à toutes ses prières

Et lui apporte tous les bonheurs

Là-bas elle vit avec honneur

Loin de cette terre de frimeurs

Où elle souriait

Quand elle enrageait

Et aurait bien donné des coups de sabots

A cette bande de nabots.

Pour un peu elle en aurait pleuré

Souvent elle en avait hurlé.....

Ah, une feuille de cocapaslà

Et son maitre qui n'est pas là

Quel cadeau, de ne plus l’avoir sur le dos

Il aurait bien fini par avoir sa peau

Ici elle n’était plus obligée d’aimer

Toutes ces commères et compères qu'elle détestait.

Elle est partie, la belle affaire

En laissant à ce pauvre hère

Un perroquet fort ordinaire

Qui saura tout bien faire

 Sourire et piquer du bec

Butiner le maudit pot de miel

Même s’il n'a rien d'une abeille

Visiter Frau Von Tec.

A tout ce qu’il vous plaira il adhèrera

Mais pensera « maudite galère »

Vite, que je prenne l’air

Ici je m’ennuie, que puis-je y faire?

Je ne peux ni lire? ni écrire

On me refuse le moindre mot

J’ai juste un pc avec une touche " transfert"

Non de…..Mais, c’est la porte de l’enfer

Enfin, ce pauvre hère

M’a ramené et planté par terre

Comme un vulgaire piquet

En disant "ici est ta terre"

Non mais, il veut que je m’enterre ?

Adieu, A Dieu

Je pars retrouver Loulou qui Erre

En attendant, faites les taire

Ou je me tire, 

A tire d'air,

Loin de tous ces nananères

Ni père, ni mère, je ne renierai

Je suis parti……..

Touche transfert

Non signé :……Je n’ai que cette touche d’enfer

 

Je pars au Pérou.

Tombez à genoux

 

 

P ♥ J

 

 

 

 

 

 

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Published by Bella BWSwann - dans POUR RIRE
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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 23:13

 

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C’est un monde éphémère

Qui ne connaît ni Dieu ni Terre

Où l’on renierait bien père et mère

Sans verser la moindre larme amère.


C’est un lieu où il se terre.

A vivre coller le nez par terre,

Oubliant ses bonnes manières,

Il perd sa volonté toute entière.

 

 

Ici, il manque de savoir faire

Et ouvre ses portes de l' enfer.

Dans ce lieu qui l’indiffère

Il a éteint toute les lumières


Et dans son âme,

Vide et amer,

Il vit ses drames,

Aucune trace de mystère.


Il gaspille ses instants de vie,

Que seule la vie, lui envie,

Tant il se dénie et se dédit.


Il cherche ses couleurs de verre,

Pour déchirer sa toile primaire

Il voudrait se souvenir du sourire éphémère,

De celle qui savait toujours, que dire et quoi faire....


Il l’ignore, mais il espère ce mystère,

Qui seul saura animer ses dessins,

Et ouvrira les portes de son destin

Ainsi, il habillera sa vie des couleurs de sa chair……Chère……

 

 

 

P ♥ J.

 

 

 

 

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Published by Bella BWSwann - dans poesie
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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 20:26

 

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 Celui qui sait mais ne fait rien se Perd 

Celui qui sait et fuit est un Lâche,

Celui qui sait et agit est un Sage

 


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Au Palais, il signalait ses absences en faisant monter ou baisser ses couleurs……                                                                               Un animal sur son fanion, un autre sur un grand étendard le représentait et asseyait son aura.

Tantôt il était un chat, joueur et familier, tantôt un chien, doux ou mordant…….

Un chien, le choix était amusant.

Son cher ami n’était-il pas, selon lui un chien, sans passeport diplomatique?

 

Le maître du Palais avait semble t'il disparu un temps, comme il le faisait naguère, invisible pour le peuple, visible pour ses favorites....

Quel dommage, elle aurait presque trouvé du panache à cette "disparition"....Mais, elle avait appris de concert, son absence et son retour.....Et elle les avait surpris, riant trop fort, s’abreuvant de compliments, si tristes et si gais, si légers et inconséquents…..

Superficiels……….Toujours

 

 

Mais, rien ne changeait dans ce maudit Palais de glace....

Rien ne changeait jamais....Décevant

 

D’ailleurs, le gente chien et son faux passeport diplomatique, arriva ventre à terre pour lui lécher la main, moins d’une heure après son retour...

 

En coulisses, suivant ces corridors censés être secrets, la dernière maîtresse en date, la fausse divinité et vraie "fausse ingénue", la petite chatte qui se voulait panthère, allait à pas de velours, venant réclamer une caresse, un baiser ou plus……

Mais où était donc Mme de Miel ?                                         Elle ne l'avait pas encore vue, mais il y avait fort à parier qu'elle ne s'était  pas perdue dans le Lubéron, non, bien sûr .....                  

Il y avait cet autre passage secret, dissimulé derrière un dessin tout noir, effrayant, et c'est celui qu'elle prit.                                                      Or ce passage menait à la même chambre.....

 

Ou là là, ça risquait d'être terrible....

Mme de Miel et Mme chat perché....                                    L'amoureuse transie et la favorite du moment, tout ça promettait un doux échange......

 

Etrange monde animalier, étrange cour…

 

 

Il avait un temps eu ce regard triste de chien perdu...............

C'était le temps où il était encore un homme vivant  ............... 

Depuis, il avait perdu toute humanité et n'était même pas " l'anti puce" de son "non ami le chien Geansémite"   (et non Jansénite....) 

 

 

 

P ♥J   

 

 

 

 

 

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 00:04

 

 

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Ma petite Marie

A l’heure où la lune fait la ronde

Ma tête se fait féconde

Je suis seul, la seule ombre noire

Qui se meurt encore d’espoir

Mon cœur égrène chaque seconde

Et à chaque minute de chaque seconde

Il n’est plus que là, tapi dans ton ombre

Guettant ton souffle et tes ondes.

Je t’attends patiemment chaque soir

Je t’attends patiemment plein d’espoir

Je frissonne

Les murs sont épais et froid

J’ai mis une écharpe autour de mon cou

Deux pulls sur mon corps, coup sur coup

Et sur mes mains, des gants tous doux,

Mais, mes doigts claquent de froid

Je t'en supplie, dépêche toi

Je suis seul enfermé derrières ces murs de pierre

J’en viens à faire mille prières

Est-ce le froid de la nuit

Qui me voit si transi

Où est-ce la peur de te perdre

Qui glace mon corps et mon cœur

Je suis aux portes de l’enfer, quel effroi

A l’heure où je t’écris, je crois,

Que sans toi je ne serai pas moi

A l’heure où la lune s’ennuie

Je suis seul, transi, je t’écris

J’ai peur car je ne t’entends pas

J’ai peur car je n’attends que toi

Ma très chère petite Marie

Chaque jour de chaque nuit

N’oublie surtout pas que moi

Je serai toujours là pour toi

Ma petite Marie chérie

Dépêche-toi je t’en supplie

Car mon cœur se meurt de froid

 

 

 

P ♥ J

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Published by Bella BWSwann - dans poesie
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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 14:45

 

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Elle avait toujours su

Elle avait immédiatement perçu qui ils étaient

Elle était la seule à savoir, la seule à avoir ouvert bien grand ses yeux, loin des apparences et de leur désir de paraître, elle les voyait tels qu’ils étaient, sans concession, sans jugement aucun, au moins au départ.


Les deux " faux amis" naviguaient dans des cercles comparables

Tous les deux se cachaient derrière un statut, et tout un lot d’apparences

L’un avait un avantage, sa "profession" était de celles qui attirent les femmes, disait il....Narcisse dans toute sa splendeur

L’autre, le suivait et le singeait.                                            D'une manière générale, tous ceux qui l'approchaient, finissaient par vouloir entrer dans son moule, un moule pourtant bien imparfait. Il avait une aura à n'en pas douter, mais, un jour, elle finissait par s'évaporer et la chute était vertigineuse.

 

Tous deux avaient de l’humour, un humour qu’ils portaient un peu comme une côte de maille, et beaucoup comme un appât

A grand coup de rires, ils approchaient leurs proies, les mêmes proies pour les principales, les autres ayant à leurs yeux moins d’intérêt.

 

Elle n’en avait pas eu immédiatement la révélation, mais son esprit, lui, savait.                                                                        Sans qu’elle se soit posée la moindre question, elle avait dressé le portrait exact de l’ami, le "copieur".                                      Ce n’était pas voulu, mais sa plume l'avait ciselé finement comme la lame experte de ces artistes qu’elle aimait.                               C’est beaucoup plus tard, qu’elle avait compris tous les rouages.    Des rouages que bien entendu, elle avait sentis ou pressentis toujours sans y penser.....Des rouages qui continuaient à s'ajuster...Bientôt elle aurait tout "démonté".....


Elle avait ce regard qui perçait tout, entrant dans chaque âme et en ressortant avec une vision exacte.

Elle marchait à l’instinct et de l’instinct, elle n’en manquait point.

 

L’autre, celui qui se cachait derrière tant de masques qu’elle en avait eu le tournis, elle l’avait dénommé "Casanova", ça la faisait sourire aujourd’hui, mais, il est vrai que ça lui allait bien, on ne peut mieux même.

Mieux que ce sobriquet dont ses "amis" l’avaient affublé.

Un être raffiné semblait il, un esthète comme il aimait se définir lui-même, cultivé, mais aussi si………….

Autour de lui une cour, une immense cour de femmes

Des femmes de tous âges, de toutes apparences sauf que, celles qui lui plaisaient vraiment avaient toujours le même profil au sens propre comme au figuré.                                                                  Brunes, assez jeunes, une chevelure importante, souvent bouclées, plutôt jolies enfin pas toutes, ayant de l’humour et sachant écrire, des poètes, d.es femmes qui savaient faire passer l’émotion, quoi qu'il devenait bien moins exigeant sur ce point, beaucoup d'agitation dans le ton et rien de profond.....Superficiel, il aimait le superficiel.....

La liste était longue, mais les élues d’un temps étaient peu nombreuses.                                                                      L'une d'elle devenait invariablement la "favorite", quelques mois ou années.                                                                    Seulement le temps passait et personne ne pouvait dire combien de temps il lui restait à vivre, on approchait de la fin......                 La dernière risquait d'être un peu fade.....Mais bon, il l'avait déjà testée, et ne devait pas se montrer trop gourmand....Il était jeune dans l'âme, mais le temps passait, inexorablement....                       Il ne s’attachait pas, ou plutôt il refusait de s’attacher, mais, on ne maîtrise pas tout…..

 

Un jour, il avait rencontré une femme qui en répondant à ce profil basique, avait ce plus, indéfinissable qui le retint longtemps, jusqu’à ce qu’elle exige plus……L’apparence ne l’intéressait pas, être favorite était un fait elle n’en avait cure, elle savait qui il était plus qu’aucune n’avait jamais su. Elle savait…..Elle seule savait…..

Elle connaissait la plus grande part de ses secrets. Et elle n’ignorait rien de celle qui l’avait précédée et qui la suivrait, trop heureuse d’avoir pu retrouver "sa place", une place qu’elle avait refusé et une place qu’elle lui laissait…..Elle voulait beaucoup plus, elle, elle exigeait la vérité…. Tout ou rien…. Elle était partie, avait claqué la porte en ayant pratiqué le "principe de la terre brûlée" elle avait fait disparaître toutes les traces de son passage…..Elle disparaissait physiquement, mais, ce qu’elle laissait derrière elle, avait plus de prix…………Rien de superficiel, il restait l’essentiel…..


Que ce monde qu’elle avait quitté ne lui manquait pas .De lui, elle savait presque tout, la conclusion qu'elle écrivait était comme souvent sans concession et très décevante…..

 

De l’autre, celui qui n’était même pas capable de dire à son cher "ami" tout ce qu’ il lui reprochait, celui qui s'abaissait à accepter, l’inacceptable plutôt que de l’affronter vraiment, plutôt que de savoir ….Bref, elle ne s’était pas non plus trompée sur lui, un faux "passeport diplomatique"  pour un homme qui n’avait pas le cran d’être qui il était vraiment et qui jamais ne saurait qui il avait en face de lui…..Dailleurs, il était trop superficiel pour chercher la "vérité"...... Il lui suffisait qu'il accepte qu'il soit là.....Quel triste monde.

 

Sans concession

Etrange miroir des âmes, que seule, la femme qu’elle était savait décoder….. D’autres s'y essayaient, mais en général elles ne pénétraient que ce qui était presque trop évident: le harem ou la maison du marionnettiste avec ses poupées, pour le reste…………..    Elles étaient en panne, inaccessible pour elles…                         Il fallait avoir une âme différente, plus animale, plus réelle, plus sensible, plus à même de tout voir, tout sentir, tout absorber……… 

 

 

Elle ne fit aucune concession et laissa, les faux amis roucouler et se

disputer les grâces de la "Valkyrie", enfin le terme était loin de lui

convenir, d'ailleurs, elle s'affichait à nouveau comme la maîtresse de

l'esthète, le suivant partout avec ses sourires, quel visage, brrrrr.......

                                                                        Verrait elle sa nouvelle chute? Aucune importance....                

Elle  avait refermé le livre, et fait le vide...........C'était terminé.

 

 

 

P ♥ J

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 23:10

 

img138.

 

 

Et si tout ne tenait qu'à un échange de regards, si il suffisait de savoir lire au delà des apparences......Tout serait possible......... 


"Pour avoir cueilli une rose, la Bête exigea une Vie......

 La belle offrit sa vie, emporta son coeur et lui offrit la Vie

 

 

"La Belle et la Bête" 

 

Elle avait recommencé à lire de façon assez intensive y retrouvant un plaisir qu’elle avait un peu perdu.                 Son esprit était à nouveau suffisamment "libre" , "ouvert" pour qu’elle puisse "entrer" dans toutes ces histoires qu’elle découvrait, imaginant parfois d’autres fins.

Pour la même raison, elle avait très envie de reprendre son cycle "cinéma"

Elle avait été assez prise ces derniers temps, mais là, elle avait décidé que tout allait changer.

Ce jour-là, elle alla voir la dernière version de "la Belle et la Bête" .

Premier week end de sa sortie en salles, le public était au rendez vous.

A côté d’elle, une gamine voyant une pub de la "Reine des neiges" demanda si c’était le film…..

 

 

"Il était une fois"...........

Elle avait l’impression que la façon d’amener l’action était devenue un rituel. Deux enfants sur un lit, et une lectrice. On entrait dans l’histoire par le livre, et ….

Premières images, énorme contraste, presque une rupture de l’espace-temps ….La masure où la famille se réfugie après la ruine semble échappée d’un autre Conte de fées......

Et, est ce lié? Mais très vite son esprit s’échappe, quelques secondes.....  

Dans un  monde où l’apparence a tant d’importance, ou il vaut mieux paraître qu’être, ça promet d’être intéressant

…..

Nul doute, ce conte n’a pas pris une ride et si la lecture que l’on nous promet tient ses promesses, on pourrait bien en tirer quelques leçons…..Oui, enfin ça, c’est une autre histoire….Elle sourit en pensant combien de bêtes elle a croisé dernièrement, et, elle replonge avec bonheur dans l’histoire qui se joue sous ses yeux......


Dès le début, il lui paraît évident que la Belle est mise à l’honneur, ici, ce n’est pas la bête qui porte l’histoire, elle a le mauvais rôle….. Elle est cruelle, sauvage, c’est un vrai fauve, un carnassier, les images sont violentes.....             Ici, contrairement à ses souvenirs, on a l'histoire est plus fouillée, on nous montre comment cet homme qui avait "tout pour être heureux", perdra tout et deviendra la ‘"bête" qu’il était…..

Les décors sont somptueux, l’usage de l’ordinateur permet de réaliser des scènes superbes, magiques, des animations entre féérie, surnaturel, beauté, horreur, douceur et violence…

 

La Belle mène la danse, le jeu des regards, l’allure, tout y est et concoure à faire naitre des émotions palpables.

Lea Seydoux dans le rôle de Belle est assez incroyable, on dit qu’elle y a trouvé la réalisation de ses rêves d’enfants, elle habite son rêve et crée une Belle qui irradie, bouleverse, conquérante, volontaire, sensible, très humaine et si "Vraie". Une Belle qui ne s’arrête pas aux apparences mais voit au-delà et qui touche finalement le cœur de la bête et le rend humain……

Au bout de deux heures, le rideau tombe laissant aux spectateurs de quoi écrire ou réécrire l histoire, place à votre imaginaire

 

 

 

Depuis j 'ai lu quelques critiques, c'est vrai ce film a la dimension de films hollywoodiens, mais il est français et personnellement, ça ne me gêne pas.

Vincent Cassel a cette voix qui colle parfaitement au personnage et dans cette version, la technique lui donne l'allure féline, la souplesse nécessaire à ses déplacements.

 

 

 

2jours qu'elle l'a vu et il lui reste en tête des images, une atmosphère, des rêves et de nombreuses interprétation.......

 

 

 

P ♥ J


 

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 23:10

 

 

IMG-20130716-02727.jpg        L'unique:, la seule ....Celle que l'on ne peut abandonner sans se tuer un peu, celle qui n'a été créée que pour vous, pour vous comprendre, vous deviner, vous écouter....Un miroir sans tain ...... Qui ne réfléchit pas....Gaspiller l'Unique c'est se condamner au néant.

 

 

 

 

Le Dimanche, c’était le jour des présents

Des fleurs, pour toutes, les mêmes fleurs qui ne fanaient jamais ….

Des tournesols comme Van Gogh…

Etrange, elle adorait Van Gogh, mais elle aimait ce qui restait unique…..

Pourquoi, tenait il tant à faire croire que ce qu'il vous offrait était unique,on finirait par comprendre, (rapidement ) que tout n'était que du "vent"

 

Le Dimanche, c'était aussi le jour du marché aux oiseaux, il offrait une petite ménagerie: un lapin, un canari ou……                                                                Que ce temps était loin, et que tout ça n’avait eu aucun sens…..

 

Dimanche le jour des présents, avant que les présents prennent une autre forme…                                             .

Ah, ces dimanches, elle en riait encore, "La peau de chagrin", "Les temps Modernes", "Le poisson rouge", ses colères légendaires contre "le moustachu"…Ses colères tout court........Elles l'avaient déroutée, mais, au final elle leur avait trouvé un temps un vrai panache.....Que tout ça était loin… Elle ressentait une mélancolie, l'histoire se devait d'être jolie. Le script était bien ficelé, il avait tout fait dérailler.....

 

 

Il pouvait être charmant, il devenait surtout décevant, dommage, il ne résistait pas au temps, peut être s'essouflait il, peut être ne pouvait il être, qu'un temps; un temps, il inventait des histoires qui devaient quand même varier un peu, elles dépendaient de qui endosserait le rôle de Shérazade, un rôle qu'elle avait tenu longtemps, mais il n'avait plus d'allant et se perdait dans son imaginaire, un imaginaire peut être en berne? Elle avait adoré être mille et une femmes........Mais, elle était restée elle même, lui, où s'était il perdu? Avait il été lui un temps? Peut être quand il lui parlait de lui et de son passé, ce passé obsédant dont il ne pouvait vraiment se détacher........ Le passé ne s'efface jamais...... 

 

 

 

 

Ce dimanche-là, elle reprit le chemin des salles obscures pour voir la féérie et sentir, sentir le parfum des roses….

"Mignone allons voir si la Rose"  Ronsard, lui aussi était invité, mais ce Dimanche-là, la rose était la beauté, la pureté, l’amour…….Sans prix, au-delà des apparences, sans désir de paraître…..

"La belle et la Bête"……Et ses yeux se souviendraient longtemps…….. "Aux beaux yeux"……. Elle sourit........ Le cinéma, lui avait renvoyé l'image du présent, de son présent....

 

 

 

P ♥ J

 

 

 

 

 

 

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