16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 23:41

 

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 Loulou sitôt partie, se trouva fort marri, son maître terrible homme, vrai tyran, possessif et grand Don Juan, non las de draguer sur le net, la rapatria manu militari du Pérou. Il renvoya le perroquet à la tête de chien battu, gris comme son âme, mort au-dedans comme au dehors, et l’obligea à revenir brouter le bitume de la capitale et les jours de bonheurs éphémères, ceux de la montée du cimetière, celui d’où elle pouvait entendre chanter Mireille, quand le Mistral était clément, c’est à dire très souvent.           Au moins, au pays de Daudet, et malgré tous ces benêts, Loulou trouvait parfois l’occasion de s’échapper de la vitrine virtuelle où il l’exposait à ces manants, ces femmes qui la faisaient bâiller d’ennuis et ces hommes qui lui donnaient tour à tour envie de ….. Et de fuir ….Ou de leur décrocher un coup de ses quatre sabots…..                        Oui, Loulou en Provence, rencontre parfois, un vrai taureau, quand elle s’échappe, loin de ce village maudit pour la campagne et arrive à rejoindre la Camargue, la vraie, loin des touristes et de ces vieilles nanas qui la reluquent comme un trophée.                                                                     Pas toujours facile de vivre avec un homme qui agite son pinceau et peint à vous faire dresser les poils dans le dos, enfin ça, c’était avant…… Il avait eu quelques temps plus de douceur et plus de force, mis moins de fioritures et tapé fort, mais………. Ça lui avait passé depuis, et, même son art l’ennuyait…                                                        Ah, Van Gogh, pourquoi ne vivait elle pas avec Van Gogh ? Lui la faisait rêver…Au moins cet homme-là avait cette chose que l’on ne définit pas mais qui vous donne des frissons, vous touche l’âme et le cœur……             Ou un impressionniste…. Son maître ne les aimait pas trop au début, mais Loulou leur vouait une véritable adoration, ah, ces peintres, quel talent.......Elle aurait tout donné pour vivre avec un impressionniste….                          Mais c’était quoi ces hommes qui se voulaient " contemporains" à vous faire tordre le cou en quatre et pour voir quoi ? Je vous le demande…. Elle pensa à ces toiles immenses "nu sur lit blanc" "nu sur lit bleu"……En manque d’inspiration ? Mais où était la tête et où était le …. Non de D….. Ils sont tous fous ! Contemporains ? Peinture moderne ?

Plasticien ?

Vont lui refaire le museau ? Lui remonter les seins ? Quoi ????? C’est quoi encore ces nouveaux termes des chirurgiens stréthiques ? Pffffffft…

Pauvre langue française et pauvre art….                 « L’art c’est l’art », elle n’osait même plus dire un mot, les artistes faisaient de l’art avec n’importe quoi, elle avait peur d’être plagiée? D'ailleurs, qui sait, ils l'avaient peut-être déjà singée ou lui avait fait des jambes de call girl et mise sur une barre de pool dance, ça au moins, ça serait top, Loulou la Vamp......Elle les aurait à ses pieds et lui aussi, car, ils pouvaient tous rêver mais, c'est elle qui menait la danse et pas un  ne la toucherait même pas son Eigentümer, c'est comme ça qu'il voulait qu'elle l'appelle, non? Vous imaginez un lama plagié ? Mdr sont tous frappadingues je vous le dis…. Enfin pour  en revenir à  Fräulein .Loulou, elle était à nouveau là, accueillant ou subissant la venue de toutes ces créatures et de tous ces révolutionnaires, amis et faux amis, tous des êtres irréels et virtuels...... Il avait renoncé à lire Marcel Aymé, "La Vouivre" bien ce livre qu’il avait offert à son ange avant de…..Alors, non, Loulou ne le lirait pas mais, heureusement, il lui restait Victor Hugo, Flaubert, Baudelaire  et Verlaine, surtout que son maitre Verlaine…. ….Alors elle en abusait, pour le défier…..elle lisait aussi " l’ange bleu" non, pas .......Non, une autre, anonyme et plus……….Tellement plus…Et si ça ennuyait son maître tant mieux, car au moins elle, c’était autre chose, cette nana-là avait quelque chose, entre pureté et puissance, sensibilité et force, faiblesse et pouvoir et surtout, cette femme-là avait cette émotion que les autres n’auraient jamais, elle avait la seule chose qui ait un prix………..Un cœur et quand elle touchait votre cœur, jamais, jamais on ne l’oubliait……Heureusement, qu’elle pouvait y penser et lui parler en secret, car dans le harem de son maître elle mourait d'ennui, emmurée à écouter coasser Frau Von Zimmer et se cachait pour échapper à Frau Von Miel 

 


 

Loulou Von Schwan  

Die Staube

 

 

P  ♥J

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